9 – 29 mai 2025 – A Fonsagrada – O Cadavo – 24 km

Journée ordinaire, mais pas moins épique ! Au programme, une ascension qui culmine à plus de 1000 mètres et quelques côtes qui flirtent avec les 20 %  ! Le soleil est au rendez-vous, et ça donne un peu de courage au pèlerin.

On pensait que l’étape serait une promenade de santé, mais on avait sous-estimé la Galice. Ses collines, qui semblent faire le dos rond, cachent un chemin redoutable.

Nous avons gravi les 1027 mètres jusqu’à l’hospice royal de Montouto. Les 300 derniers mètres, furent une épreuve de force qui ont mis nos mollets et nos cuisses à rude épreuve.

On pensait s’en être sortis, que nenni. Après l’ascension, il y eut une descente aux enfers, histoire de bien éprouver les quadriceps. Arrivés en bas, heureusement, un bar accueillait les pèlerins anéantis par l’effort. Un café, une tortilla con patatas, et on repart tout guillerets (enfin, presque).

Le sentier, d’abord accueillant, s’enfonçait dans les sous-bois, jusqu’à ce que mes ischios expriment leur mécontentement. L’évidence s’imposait : la pente devenait implacable. Longue, d’un seul tenant, sans répit, elle ne nous épargnait pas. On haletait, on transpirait, certains s’arrêtaient pour reprendre leur souffle, d’autres s’aidaient de leurs bâtons. Chacun donnait le meilleur de lui-même pour venir à bout de cette satanée montée. J’ai mis le turbo, version marche nordique ! Je poussais fort sur les bâtons pour me propulser vers l’avant. Un Allemand  a essayé de me griller la politesse ? Il ne me connaissait pas assez ! Il fallait en finir, et vite. Bref, on est tous arrivés, heureux et soulagés d’avoir survécu à cet exploit mais pas très frais !

Le reste du chemin n’a pas été aussi violent mais pas facile du tout.

Pour se reposer un peu, demain on coupe l’étape en deux.

J -2 – 20 mai 2025 – Toulouse Bilbao

Je suis chanceux, car des amis m’emmènent en voiture à Santander. Nous ferons une pause à Bilbao, où une visite du musée est prévue. Sur la route, les panneaux des villes ont réveillé en moi une douce nostalgie, me rappelant le Chemin du Nord que j’avais parcouru il y a deux ans.

L’ampleur de la distance parcourue m’a saisi à cet instant précis. Ce qui m’avait demandé un mois d’efforts s’était réduit à une poignée d’heures, quatre exactement.

Demain. Visite du musée Guggenheim !

J -3 – 19 mai 2025 – Toulouse –

Cette année, les grands chemins ne seront pas foulés par mes pas. Le projet de la Via de la plata (Séville / Santigo ) s’est envolé faute de disponibilité.
Ce sera pour l’année prochaine. Heureusement, j’ai une alternative : le Camino Primitivo.

Le Camino Primitivo ou chemin primitif, est le plus ancien chemin de Saint-Jacques. La légende raconte qu’au IXe siècle, le roi Alphonse II des Asturies fut le premier à marcher jusqu’à Compostelle, après la découverte du tombeau de l’apôtre. Ce premier pélérinage aurait ainsi donné naissance à cet itinéraire historique, qui a légué son nom au chemin.

À l’origine, le Primitivo reliait Oviedo à Santiago de Compostella, serpentant à travers les montagnes asturiennes puis les terres galiciennes. Chemin chargé d’histoire, il fut délaissé pendant des siècles au profit du plus aisé Camino Francés. Aujourd’hui, il retrouve ses lettres de noblesse auprès des pèlerins en quête de tranquillité.

Mais avant d’attaquer le chemin il y aura tout d’abord une halte à Bilbao puis à Santander et enfin rejoindre la ville d’Oviedo.

Aujourd’hui, témoin d’un mariage,
En tenue d’apparat, élégant et sage.
Demain, le « lock » change, c’est un autre chemin,
Une nouvelle aventure, un nouveau destin.

32 – 02 juin 2024 – Castelo de Nieva – Carreço – 25 km

Je me sauve de l’auberge sans la moindre nostalgie, car elle était aussi chaleureuse qu’un hôpital un soir de réveillon. Le propriétaire semblait plus intéressé par sa rentabilité que par le confort des pèlerins. Entre les lits dans les couloirs et le pèlerin dormant sur le canapé « réception », j’ai vite compris que le luxe n’était pas au rendez-vous. Il en est ainsi sur le chemin les auberges se suivent et ne se ressemblent pas. Pour preuve celle de ce soir est un véritable bijou.

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20 – 21mai 2024 – Algorve – Conimbriga – 24 km

J’ai résidé dans une auberge tenue par un monsieur des plus sympathiques, qui s’exprimait en français car sa famille venait cueillir des pommes à Montauban. Ce lieu était remarquable, entièrement restauré par ses soins au fil de deux années. Une photo pré-travaux ornait l’un des murs, laissant entrevoir un espace à l’état brut, seulement délimité par quelques parois.

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13 – 14 mai 2024 – Lisbonne – Vila Franca de Xira – 29 km

À l’auberge de jeunesse, le repos n’est pas au rendez-vous ! Imaginez un concert de jeunes filles en folie, un duo de ronfleurs en rythme, et un Français hyper sympa qui prend la fuite à 3 heures du matin pour attraper son avion. Résultat : une nuit de sommeil digne d’un film d’action ! C’est ça, l’aventure en auberge de jeunesse.

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