Pour ce dernier jour, la pluie, en signe d’honneur, partage notre chemin.

Le brouillard matinal a ouvert le bal de l’étape, se transformant progressivement en une fine bruine avant de céder la place à une pluie plus soutenue. Heureusement, cette météo capricieuse fut de courte durée.

L’expérience a été plus positive qu’anticipée, et l’étape s’est révélée fort agréable.

Fin du Camino Primitivo aujourd’hui ! Nous rejoignons le Camino Francés, que j’ai parcouru en 2017 (plus de détails sur mon blog, en bas de page).

L’ancienne cité romaine de Lugo était déserte, seule la centurie, attentive, arpentait les rues de la ville.

L’auberge m’a offert une nuit réparatrice et de plus nous avons eu droit à un magnifique petit déjeuner.

Pas question de me taper les 29 km pour Lugo ! Je vais scinder cette étape en deux, histoire de ne pas finir sur les rotules.

Journée ordinaire, mais pas moins épique ! Au programme, une ascension qui culmine à plus de 1000 mètres et quelques côtes qui flirtent avec les 20 % ! Le soleil est au rendez-vous, et ça donne un peu de courage au pèlerin.

On pensait que l’étape serait une promenade de santé, mais on avait sous-estimé la Galice. Ses collines, qui semblent faire le dos rond, cachent un chemin redoutable.






Nous avons gravi les 1027 mètres jusqu’à l’hospice royal de Montouto. Les 300 derniers mètres, furent une épreuve de force qui ont mis nos mollets et nos cuisses à rude épreuve.
On pensait s’en être sortis, que nenni. Après l’ascension, il y eut une descente aux enfers, histoire de bien éprouver les quadriceps. Arrivés en bas, heureusement, un bar accueillait les pèlerins anéantis par l’effort. Un café, une tortilla con patatas, et on repart tout guillerets (enfin, presque).
Le sentier, d’abord accueillant, s’enfonçait dans les sous-bois, jusqu’à ce que mes ischios expriment leur mécontentement. L’évidence s’imposait : la pente devenait implacable. Longue, d’un seul tenant, sans répit, elle ne nous épargnait pas. On haletait, on transpirait, certains s’arrêtaient pour reprendre leur souffle, d’autres s’aidaient de leurs bâtons. Chacun donnait le meilleur de lui-même pour venir à bout de cette satanée montée. J’ai mis le turbo, version marche nordique ! Je poussais fort sur les bâtons pour me propulser vers l’avant. Un Allemand a essayé de me griller la politesse ? Il ne me connaissait pas assez ! Il fallait en finir, et vite. Bref, on est tous arrivés, heureux et soulagés d’avoir survécu à cet exploit mais pas très frais !


Le reste du chemin n’a pas été aussi violent mais pas facile du tout.

Pour se reposer un peu, demain on coupe l’étape en deux.
Une récompense pour nous les marcheurs d’être montés si haut, nous avons un magnifique soleil au réveil.

Une fois sorti de Palacio j’eu la désagréable surprise d’apercevoir un épais brouillard qui enveloppait la ville. La motivation n’était pas de mise, mais il a bien fallu y aller.

C’est avec une température assez basse que nous avons attaqué l’aventure du jour. Je savais que le départ serait rude d’après le dénivelé de l’appli et que nous allions monter 750 m. Mais compte tenu du repas de la veille on méritait bien ça…

C’est dans une brume matinale que le départ s’est effectué après une nuit tranquille et un petit déjeuner bien venu.

L’étape a débuté par la visite d’Oviedo.
Cette ville , fondée au VIIIe siècle est la capitale de la communauté autonome et de la province des Asturies.

La journée est consacrée au célèbre musée Guggenheim de Bilbao.
Il est l’œuvre de l’architecte canado-américain Frank Gehry. C’est un magnifique exemple d’architecture d’avant-garde du XXe siècle.

Je suis chanceux, car des amis m’emmènent en voiture à Santander. Nous ferons une pause à Bilbao, où une visite du musée est prévue. Sur la route, les panneaux des villes ont réveillé en moi une douce nostalgie, me rappelant le Chemin du Nord que j’avais parcouru il y a deux ans.
L’ampleur de la distance parcourue m’a saisi à cet instant précis. Ce qui m’avait demandé un mois d’efforts s’était réduit à une poignée d’heures, quatre exactement.




Demain. Visite du musée Guggenheim !
Cette année, les grands chemins ne seront pas foulés par mes pas. Le projet de la Via de la plata (Séville / Santigo ) s’est envolé faute de disponibilité.
Ce sera pour l’année prochaine. Heureusement, j’ai une alternative : le Camino Primitivo.
Le Camino Primitivo ou chemin primitif, est le plus ancien chemin de Saint-Jacques. La légende raconte qu’au IXe siècle, le roi Alphonse II des Asturies fut le premier à marcher jusqu’à Compostelle, après la découverte du tombeau de l’apôtre. Ce premier pélérinage aurait ainsi donné naissance à cet itinéraire historique, qui a légué son nom au chemin.
À l’origine, le Primitivo reliait Oviedo à Santiago de Compostella, serpentant à travers les montagnes asturiennes puis les terres galiciennes. Chemin chargé d’histoire, il fut délaissé pendant des siècles au profit du plus aisé Camino Francés. Aujourd’hui, il retrouve ses lettres de noblesse auprès des pèlerins en quête de tranquillité.
Mais avant d’attaquer le chemin il y aura tout d’abord une halte à Bilbao puis à Santander et enfin rejoindre la ville d’Oviedo.

Vous trouverez ci dessous la vidéo du fameux Butafumiero.

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J’ai accompagné Benoît à la gare des bus pour Porto . Vers midi, je psuis passé devant la cathédrale . La messe n’avait pas encore commencé, alors j’ai décidé de rester pour admirer le botafumiero.

Un beau soleil ainsi qu’un vent très fort nous accompagnaient pour cette dernière étape du chemin portugais. Après quelques kilomètres parcourus les deux clochers de la cathédrale de Santiago de Compostela se profilaient dans le soleil levant.

L’étape de l’apocalypse.
Dans l’obscurité de la nuit, les premiers bruissements des sacs ont éclipsé les ronflements des marcheurs encore plongés dans leur sommeil. Soudain, le dortoir s’est illuminé de sunlights.

Il a plu toute la nuit, une pluie bien épaisse qui faisait beaucoup de bruit sur l’appentis en tôle abritant la terrasse. Mais fort heureusement elle a cessé juste avant de mettre le nez dehors.

Ce matin on a un peu traîné au lit et nous avons levé le camp à 7h. La ville de Pontevedra comme toutes les villes d’Espagne est encore endormie.

Nous étions prêts pour cette étape longue et exigeante, conscient que 35 km et dénivelé positif de 800 mètres demanderaient un bel effort physique.

Aujourd’hui, nous voyageons vers un nouveau pays, une nouvelle langue (plus facile pour moi), une autre heure et d’autres coutumes. Tout cela en quelques minutes, le temps de traverser le pont qui relie le rio Minho devenant ainsi le rio Miño et se retrouver ainsi en Espagne et plus précisément en Galice.

Aujourd’hui a été une étape magnifique qui a débuté dans une splendide forêt, où une ancienne chaussée Romaine soutenait nos pas.

Je me sauve de l’auberge sans la moindre nostalgie, car elle était aussi chaleureuse qu’un hôpital un soir de réveillon. Le propriétaire semblait plus intéressé par sa rentabilité que par le confort des pèlerins. Entre les lits dans les couloirs et le pèlerin dormant sur le canapé « réception », j’ai vite compris que le luxe n’était pas au rendez-vous. Il en est ainsi sur le chemin les auberges se suivent et ne se ressemblent pas. Pour preuve celle de ce soir est un véritable bijou.

Après avoir admiré le coucher du soleil, je m’apprête à vivre un moment unique en assistant au lever, une première pour moi d’enchaîner ces deux beaux moments.

Aujourd’hui, nous allons suivre la côte. Le chemin serpente fréquemment le long du littoral, offrant parfois des escapades vers de charmants petits villages ou villes. Comme d’habitude le départ est fixé à 6h.

La rue Sainte Catherine sans touriste paraît bien triste. Les seules personnes que j’ai rencontrées en allant rejoindre la berge du Douro furent des fêtards bien bien éméchés.

Ce matin il n’est pas question de se lever tôt. La nuit a été calme malgré la présence d’un moustique qui est tombé amoureux de mes chevilles et de mes fesses !

Aujourd’hui c’est une étape un peu plus courte que les autres qui me conduit à Porto où je reste deux jours. Cela me permet de souffler un peu, de visiter la ville et d’accueillir Benoît qui m’accompagne de Porto à Saint Jacques de Compostelle.

Une nuit chez les sœurs de la charité ça repose bien. Le départ s’est effectué à 6h dans une ville déserte.

La nuit a été très agréable car j’avais fait l’effort de m’écarter du chemin de 1,5km pour retrouver un peu de calme et de sérénité.

Mourisca do voga que j’ai traversé au petit jour m’a surpris car il y avait beaucoup de magnifiques maisons dont certaines étaient abandonnées.

Aujourd’hui l’étape n’est pas captivante 98% de routes avec rien à voir. Ça va être compliqué de commenter tout ça !

À l’aube, j’ai fait la découverte de Coimbra endormie, un contraste saisissant par rapport à l’animation diurne de la ville. »

Aujourd’hui on se dirige vers une ville importante du Portugal. : Coimbra. Le réveil a sonné tôt et je traversais le village en étant un peu endormi. Après un vingtaine de kilomètres j’arrive enfin à Coimbra.

J’ai résidé dans une auberge tenue par un monsieur des plus sympathiques, qui s’exprimait en français car sa famille venait cueillir des pommes à Montauban. Ce lieu était remarquable, entièrement restauré par ses soins au fil de deux années. Une photo pré-travaux ornait l’un des murs, laissant entrevoir un espace à l’état brut, seulement délimité par quelques parois.

Aujourd’hui c’est une petite étape de 24km. Un cheminement à travers la campagne profonde du Portugal.

Aujourd’hui, c’est une journée sérieuse avec 35 au programme, d’autant plus que c’est la troisième étape consécutive de plus de 30 qui s’enchaîne. J’ai un peu traîné à l’auberge et me suis mis en route vers 7h.

Le camping se trouvait assez loin de la fiesta et heureusement. 4h du matin un coup de canon annonçait la fin. 5h du matin je me lève 6h je file.

Ce matin j’ai eu la mauvaise surprise de voir que la pluie avait décidé de m’accompagner. C’était une petite pluie fine et désagréable d’autant plus qu’il ne faisait pas très chaud.

L’auberge dans laquelle j’ai dormi était vraiment très agréable. J’avais de plus une chambre pour moi seul. Une fois prêt je prend le chemin qui longe les rives du Tage.

Debout 6h car l’étape sera longue. Dès le petit déjeuner avalé je traverse la halle où les commerçant sont déjà installés. C’est un magnifique marché comme on aimerait tant en avoir comme ça par chez nous.

À l’auberge de jeunesse, le repos n’est pas au rendez-vous ! Imaginez un concert de jeunes filles en folie, un duo de ronfleurs en rythme, et un Français hyper sympa qui prend la fuite à 3 heures du matin pour attraper son avion. Résultat : une nuit de sommeil digne d’un film d’action ! C’est ça, l’aventure en auberge de jeunesse.

À Lisbonne j’ai séjourné dans une auberge de jeunesse. Et comme le faisait remarquer une jeune lycéenne française à son professeur : pourquoi y a t-il des vieux dans une auberge de jeunesse. Je l’ai bien remise en place en lui expliquant que c’était ouvert à tout le monde même aux vieux.

Aujourd’hui, rien de bien spécial à signaler. Mon voyage en bus s’est déroulé sans encombre. L’auberge de jeunesse où je réside, située à 4 km de la gare routière , m’a donné l’opportunité de visiter une petite partie de la ville.

Demain je visite tranquillement la ville et je posterai plus de photos .