C’est dans la brume et le froid que nous laissons Golinhac. Petit village bien tranquille où il ne se passe rien mais alors rien. La grosse pluie a cessé laissant la place à de sporadiques averses, nous obligeant à enfiler et retirer nos capes de pluie. Quelques heures plus tard nous sommes en vue du village d’Espeyrac bien logé dans la verdure .
Encore quelques kilomètres et c’est la pause. Il faut également s’occuper de ses petits petons car ce sont les éléments les plus précieux du pèlerin.
Puis de calvaires en calvaires nous continuons notre chemin (de croix) . En effet le chemin est ponctué de beaucoup de crucifix où les pèlerins déposent leur chapelet et leurs prières. Du moins les plus fervents.
La route vers Conques traverse ensuite champs et pâturages. Ouf !!! Monsanto n’est pas passé par là. Les Aveyronnais résistent au Round up ?
Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas vu de bleuets dans un champ de céréales.
Après une longue et raide descente nous sommes en vue de la magnifique abbatiale de Conques qui a échappé à la destruction en 1840 grâce à l’intervention de Prosper Merimèe.
Demain, ce sera une journée de repos consacrée à la visite de Conques. Mais auparavant il y aura une visite chez Hervé Busset pour goûter à la gastronomie sauvage.






Comme les jours auparavant de superbes photos. Un peu de ciel bleu enfin pour nos pelerins de l’extrême aux chausettes détrempées… Courage, le poivre du Sichuan est au bout du chemin !
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