Comme je le disais hier c’est une journée importante. La plupart d’entre vous ont deviné. On va passer la borne 100. Les cents derniers kilomètres qui nous séparent de Santiago et malheureusement le décompte commence.
Archives mensuelles : juin 2017
29 juin 2017 Triacastella – Sarria 28 KM
En route pour la Galice rurale. Aujourd’hui deux alternatives s’offrent à moi le chemin classique et une variante plus longue de 8 km mais qui passe par Samos. La Pépa (une pelerine de Séville) que je rencontre très souvent dans les restaurants et pâtisseries, m’en a fait une telle publicité que je me suis laissé convaincre. Et elle a eu raison.
28 juin 2017 Al Faba – Triacastela 26 km
Benvido á Galiza. Ça y est j’y suis, c’est la dernière province de mon chemin. C’est le pays d’Angel, fidèle lecteur et commentateur de ce blog. (docteur es Galice).
27 juin 2017 Villafranca del Bierzo Al Faba 27km
Comme je n’en avais pas assez j’ai décidé de prendre la variante dite « del camino duro » (pour les non hispanophones duro veut dire dur). Moi j’aurais rajouté muy (très) et même muy muy. Un rampaillou qui monte de 600 m par un joli chemin de montagne.
26 juin 2017 Ponteferrada – Villafranca del Bierzo 26 km
Cette partie du chemin n’est pas une étape fondamentale. Rien de particulier ne la caractérise. C’est le début de la partie montagneuse et vallonnée qui termine la Castille et León. Cette nuit il y a eu un gros orage qui fait le bonheur de mesdames les cigognes en quête de vers.
25 juin 2017 Foncebadon – Ponferrada 27 km
La cruz de fierro. Une des étapes majeures du chemin. On en a profité pour dormir à 2 km de là de façon à assister au lever du soleil sur ce site.
24 juin 2017 Astorga – Foncebadon 26 km
On se dirige ce jour enfin vers les montagnes. Tout le monde commençait à saturer de la platitude des précédentes étapes. Je commence à retrouver une végétation dense, et un relief accidenté. Ce matin le soleil est absent ce qui n’est pas pour me déplaire compte tenu de la chaleur des ces derniers jours.
23 juin 2017 – Villar de Mazarife – Astorga 32 km
Aujourd’hui une étape de 32 km (Gilles D cette fois ne fera pas de commentaire acerbe) et comme d’habitude départ au petit jour.
22 juin 2017 León – Villar de Mazarife 23 km
Ben oui je l’avoue après avoir dormi dans des draps en tissus et utilisé une serviette éponge après une douche chaude, nous avons quitté l’hôtel en utilisant l’ascenseur. Un mètre carré pour trois personnes avec les sacs à dos chargés c’est un peu juste.
Je sais les autoportraits et moi ça fait deux. Le premier qui dit que j’ai une tête d’abruti, je le black liste du blog.
21 juin 2017 Puente Villarente – León 13 km
L’étape du jour est volontairement courte car il s’agissait d’arriver tôt pour pouvoir visiter Léon. Les cigognes sont toujours présentes dans la région.
20 juin 2017 El Burgo Ranero – Puente Villarente 25 km
Aujourd’hui c’est la sortie de la meseta. L’épreuve du feu est passée avec succès. Je m’en sors indemne le moral au beau fixe et je continue direction Santiago. En résumé j’ai énormément aimé cette région où la beauté se cache dans un paysage ou l’horizon est à l’infini. La conclusion que j’en tire est que chacun a une perception différentes des choses.
De19 juin 2017 Moratinos – El burgo Ranero 28 km
5ème étape dans la meseta. Maintenant c’est de la routine. Départ 6h lever du soleil, petit vent et champs de céréales.
18 juin 2017 Carrion de los Condé – Moratinos 30 km
C’est le quatrième jour dans la meseta. Le vent est toujours de la partie pour notre plus grand plaisir et les éoliennes s’en donnent en cœur en joie.
17 juin 2017 Boadillo del camino – Carrion de Los Condes 26 km
La chanson « chacun fait ce qui lui plaît plaît plaît » du groupe chagrin d’amour dit « 5h00 du mat j’ai des frissons ». Pour moi c’est pas 5h mais 4h du mat et ce ne sont pas des frissons que j’ai mais les boules. Les Coréens sont de retour et ils ont fait la java dans le dortoir. La totale, sacs plastiques, lampes torches en pleine figure, portes qui claquent, objets qui tombent, coups dans les lits et j’en passe… J’ai enfin compris le pourquoi des choses. En fait ils se lèvent très tôt pour être les premiers arrivés dans les auberges. Ils font une fixation sur les punaises de lit (d’où le nombre impressionnant de crèmes, poudres et liquides qu’ils se mettent sur le corps et dans le lit et toutes leurs affaires sont emballées dans des sacs plastiques . Ils partent à la lampe torche et arrivent à midi dans les gîtes. Ils étendent draps, duvet, habits sur les cordes à linge ce qui fait qu’on a pratiquement plus rien pour étaler notre petite lessive en arrivant. Voilà vous savez tout sur la bêtise coréenne. (et je suis poli)
Départ de l’auberge 6h, ils n’y en a plus un seul.
16 juin 2017 Hontanas -Boadilla del camino 29km
Deuxième jour dans la meseta. Maintenant c’est une habitude je devance le soleil. C’est vraiment un très beau spectacle de voir la luminosité et les couleurs changer.
15 juin 2017 Burgos – Hontanas 33 km
C’est à regret que j’ai lâché l’hôtel de Burgos et son confort sommes toutes modeste mais tellement apprécié, d’autant plus que c’est pour affronter la terrible Meseta. Départ aux aurores, le chemin passe par la cathédrale que je revois une dernière fois dans le petit matin. Le chemin passe toujours par les églises des villes et villages. Il fallait bien faire un peu de prosélytisme au passage.
14 juin 2017 Burgos
Une grasse matinée dans un hôtel c’est vraiment merveilleux. Un bon lit non superposé, des draps, des serviettes éponges, un douche avec de l’eau chaude, c’est vraiment appréciable et surtout personne qui ronfle ou qui fait son sac à 4h du matin.
13 juin 2017 Agès -Burgos 23 km
Cette partie du chemin n’est pas très bien considérée par le pèlerin. En effet il y a 13 km de zone industrielle en bord d’autoroute avant de franchir les portes de Burgos. Je pars au petit matin dans le brouillard, bien reposé car la nuit à été calme.
12 juin 2017 Belorado – Sagès 27 km
J’avais décidé de me lever tôt et de partir de bonne heure car la météo prévoyait de la chaleur. Se lever tôt n’a pas été un problème car des 4h30 du matin la Corée s’est réveillée. Il faisait nuit quand je suis parti, j’avais tout prévu sauf… Qu’il y avait du crachin et qu’il faisait froid.
11 juin 2017 Santo Domingo -Belorado 23 km
- Réveil en fanfare à 5h par un groupe de Coréens qui ont la fâcheuse habitude de remuer des sachets plastiques pendant des heures (le soir tard et au petit matin). Ça doit être une leurs coutumes et dans ces conditions pas d’autres alternatives que de se lever d’autant plus qu’ils allument les lumières et claquent les portes. Ambiance dans le dortoir…
10 juin 2017 Najera – Santo Dominique 23 km
Le départ fut un peu triste car nous avons dû raccompagner un de nos compagnons de chemin à la gare routière pour qu’il puisse rentrer chez lui pour raisons familiales. Cela nous a fait beaucoup de peine, mais le chemin doit continuer.
09 juin 2017 Logrońo – Najera 30 km
C’est une étape assez longue, conséquence debout 6h. De toute façon vu le concert de ronfleurs qu’il y avait cette nuit dans le dortoir, j’étais réveillé depuis un bon moment. Dehors les fêtards encore éméchés m’interpellaient pour m’indiquer le chemin. Les agents municipaux nettoyaient les rues à grand jet d’eau pour effacer les restes de la fête. Il est 7h Logrono s’éveille. (ça fait moins rêver que l’original).
Je traverse un grand parc qui m’amène vers la sortie de la ville.
08 juin 2017 Sansol – Logrono 21 km
Nous avons pris la route à 7h15 pour quitter ce gîte fort sympathique. Nous laissons le village encore endormi derrière nous et entamons la montée.
07 juin 2017 Estella – Sansol 27 km
Aujourd’hui c’est un moment très attendu des pèlerins. Quelques kilomètres plus loin d’Estella le chemin passe le monastère d’Irache.
6 juin 2017 Puente la Reina – Estrella 22 km
Bon pied bon œil je quitte Puente la Reina. Ce matin c’est la forme.
C’était vraiment un joli petit village. Allez, avant de le quitter je me retourne pour le voir une dernière fois et c’est reparti pour une nouvelle journée de marche.
5 juin 2017 Pampelona – Puente la Reina 24 km
Après avoir passé une nuit dans un lit capsule, c’est frais et dispo que je quitte mon gîte pour Puente la Reina. Auparavant il faut traverser tout Pampelona. Un dernier coup d’œil à la ville et c’est parti.
4 juin 2017 Zubiri – Pampelona 23 km
Maintenant c’est le corps qui réclame de marcher. Sitôt en mouvement, on éprouve une sorte de bien-être. Au bout d’un petit moment, on ressent un sentiment d’intense bonheur. On est merveilleusement bien sans que l’on sache vraiment pourquoi. Le simple fait de regarder le paysage, une fleur, nous rend heureux. Peut-être le fait de vivre dans un monde parallèle qui nous éloigne de la réalité nous plonge dans cet état de grâce ? (ça y est je tape dans le mystique).
Le fait est qu’à 6h j’étais debout et sur le départ à 7h30 pour Pampelona.
03 juin 2017 Roncevalles – Zubiri 22 km
C’est à 6h du matin que l’hospitalier est rentré dans notre dortoir en chantant pour nous réveiller. Tout le monde sur le pont, préparation des sacs à dos et direction le réfectoire (ça c’est la rigueur Germanique). Une fois le petit déjeuner avalé j’étais prêt pour effectuer la première étape 100% espagnole.
2 juin 2017 Saint Jean-pied de Port – Roncevalles 26 km
Cette fois-ci on est au pied du mur. Une immense barrière rocheuse barre le chemin. Et pourtant il va bien falloir la franchir si l’on veut poursuivre. Les Pyrénées, épreuve tant redoutée des pèlerins, se dressent face à nous. Immenses , imprévisibles, parfois cruelles, elles dominent le paysage par leur force et leur magnificence.
1 juin 2017 Saint Jean-pied de Port
Cette journée sera consacrée au repos. Cela m’a permis de faire le vide des affaires superflues de mon sac à dos. Hélas il n’y en a pas beaucoup. Mais en cherchant bien je suis arrivé à un petit kilo. C’est toujours ça de gagné.
J’ai partagé ma chambre avec une jeune Coréenne, María, fraîchement débarquée en bus dont le sac pèsait 17 kg. Faut dire qu’elle y a mis du sien. Des tonnes de crèmes, un petit sac à main, une énorme trousse de toilette le tout dans un gigantesque sac à dos valise. Comme elle s’est levée de très bonne heure, et a remué des sacs en matière plastique pendant plus d’une heure, je vous prie de croire que je n’ai pas trainé dans la chambre. Si tout de même un peu histoire de la voir partir avec son sac deux fois plus gros qu’elle.
Dans le fond cela m’a permis de visiter Saint Jean sans touriste.





























