L’auberge m’a offert une nuit réparatrice et de plus nous avons eu droit à un magnifique petit déjeuner.

L’auberge m’a offert une nuit réparatrice et de plus nous avons eu droit à un magnifique petit déjeuner.

Pas question de me taper les 29 km pour Lugo ! Je vais scinder cette étape en deux, histoire de ne pas finir sur les rotules.

Journée ordinaire, mais pas moins épique ! Au programme, une ascension qui culmine à plus de 1000 mètres et quelques côtes qui flirtent avec les 20 % ! Le soleil est au rendez-vous, et ça donne un peu de courage au pèlerin.

On pensait que l’étape serait une promenade de santé, mais on avait sous-estimé la Galice. Ses collines, qui semblent faire le dos rond, cachent un chemin redoutable.






Nous avons gravi les 1027 mètres jusqu’à l’hospice royal de Montouto. Les 300 derniers mètres, furent une épreuve de force qui ont mis nos mollets et nos cuisses à rude épreuve.
On pensait s’en être sortis, que nenni. Après l’ascension, il y eut une descente aux enfers, histoire de bien éprouver les quadriceps. Arrivés en bas, heureusement, un bar accueillait les pèlerins anéantis par l’effort. Un café, une tortilla con patatas, et on repart tout guillerets (enfin, presque).
Le sentier, d’abord accueillant, s’enfonçait dans les sous-bois, jusqu’à ce que mes ischios expriment leur mécontentement. L’évidence s’imposait : la pente devenait implacable. Longue, d’un seul tenant, sans répit, elle ne nous épargnait pas. On haletait, on transpirait, certains s’arrêtaient pour reprendre leur souffle, d’autres s’aidaient de leurs bâtons. Chacun donnait le meilleur de lui-même pour venir à bout de cette satanée montée. J’ai mis le turbo, version marche nordique ! Je poussais fort sur les bâtons pour me propulser vers l’avant. Un Allemand a essayé de me griller la politesse ? Il ne me connaissait pas assez ! Il fallait en finir, et vite. Bref, on est tous arrivés, heureux et soulagés d’avoir survécu à cet exploit mais pas très frais !


Le reste du chemin n’a pas été aussi violent mais pas facile du tout.

Pour se reposer un peu, demain on coupe l’étape en deux.
Une récompense pour nous les marcheurs d’être montés si haut, nous avons un magnifique soleil au réveil.

Une fois sorti de Palacio j’eu la désagréable surprise d’apercevoir un épais brouillard qui enveloppait la ville. La motivation n’était pas de mise, mais il a bien fallu y aller.

C’est avec une température assez basse que nous avons attaqué l’aventure du jour. Je savais que le départ serait rude d’après le dénivelé de l’appli et que nous allions monter 750 m. Mais compte tenu du repas de la veille on méritait bien ça…

C’est dans une brume matinale que le départ s’est effectué après une nuit tranquille et un petit déjeuner bien venu.

L’étape a débuté par la visite d’Oviedo.
Cette ville , fondée au VIIIe siècle est la capitale de la communauté autonome et de la province des Asturies.

La journée est consacrée au célèbre musée Guggenheim de Bilbao.
Il est l’œuvre de l’architecte canado-américain Frank Gehry. C’est un magnifique exemple d’architecture d’avant-garde du XXe siècle.

Je suis chanceux, car des amis m’emmènent en voiture à Santander. Nous ferons une pause à Bilbao, où une visite du musée est prévue. Sur la route, les panneaux des villes ont réveillé en moi une douce nostalgie, me rappelant le Chemin du Nord que j’avais parcouru il y a deux ans.
L’ampleur de la distance parcourue m’a saisi à cet instant précis. Ce qui m’avait demandé un mois d’efforts s’était réduit à une poignée d’heures, quatre exactement.




Demain. Visite du musée Guggenheim !
Cette année, les grands chemins ne seront pas foulés par mes pas. Le projet de la Via de la plata (Séville / Santigo ) s’est envolé faute de disponibilité.
Ce sera pour l’année prochaine. Heureusement, j’ai une alternative : le Camino Primitivo.
Le Camino Primitivo ou chemin primitif, est le plus ancien chemin de Saint-Jacques. La légende raconte qu’au IXe siècle, le roi Alphonse II des Asturies fut le premier à marcher jusqu’à Compostelle, après la découverte du tombeau de l’apôtre. Ce premier pélérinage aurait ainsi donné naissance à cet itinéraire historique, qui a légué son nom au chemin.
À l’origine, le Primitivo reliait Oviedo à Santiago de Compostella, serpentant à travers les montagnes asturiennes puis les terres galiciennes. Chemin chargé d’histoire, il fut délaissé pendant des siècles au profit du plus aisé Camino Francés. Aujourd’hui, il retrouve ses lettres de noblesse auprès des pèlerins en quête de tranquillité.
Mais avant d’attaquer le chemin il y aura tout d’abord une halte à Bilbao puis à Santander et enfin rejoindre la ville d’Oviedo.
