Cette journée est une journée de repos. Il faut en profiter pour aller visiter son célèbre musée d’art contemporain.

Cette journée est une journée de repos. Il faut en profiter pour aller visiter son célèbre musée d’art contemporain.

Cette étape n’est pas une des plus plaisantes. Après la traversée d’une jolie forêt d’eucalyptus et de sapins elle se continue essentiellement sur du goudron.

La brume s’est vite dissipée pour laisser place à un beau soleil de juin. Une halte s’est imposée à Larrabetzu car déjà l’estomac criait famine. Una tortilla de patatas et un café con leche et c’est reparti.
Lire la suiteCe matin l’étape passe par Gernika. Après une belle montée dans les sous bois nous arrivons en vue de la ville.

Départ dans la joie du matin sous un beau soleil. On commence à faire des connaissances bien sympathiques de tous pays. L’étape du jour ne sera pas très longue car il n’y a pas de logements abordables à Gernika, juste deux hôtels hors de prix.

Le départ fut fixé de bonne heure car l’étape va être assez compliquée par son dénivelé. La traversée de Deba s’est effectuée au petit matin. Tout était bien calme.


Pour la première j’ai eu l’occasion d’entendre le chant du rossignol. Le bougre a chanté toute la nuit et ce fut un véritable bonheur. Ci dessous un petit aperçu.
Lire la suiteLe départ s’est effectué vers 7h. Direction un café ouvert de San Sebastián pour prendre un petit déjeuner à l’espagnole. Pan con tomate avec un filet d’huile d’olive, rien de tel pour attaquer la marche.

Me voilà au bout de cinq ans de retour sur les chemins de Santiago de compostella.
Cette fois j’ai choisi un chemin moins frequenté et plus sauvage. Point de lavoirs pour Sylvie D, mais sûrement des paysages extraordinaires. Tout a commencé avec une arrivée à Hendaye puis direction à pied à l’auberge des pèlerins de Irun. D’emblée le ton est donné

Ayant déjà fait une des voies principales, cette fois ci j’ai choisi un chemin plus solitaire et moins fréquenté : Le chemin du nord . Détails du parcours
Aujourd’hui c’est le départ. Ce site est destiné à vous tous pour me suivre tout au long de mon périple. Je posterai régulièrement un compte rendu dans la mesure des connexions internet.
Vous pourrez laisser vos avis, commentaires, et réflexions qui m’aideront et m’accompagneront dans ce voyage.
A droite du titre vert de l’article il suffit de cliquer sur la bulle.
Pour éviter les spams vous devez vous authentifier au premier commentaire.
A Bientôt
Que c’est bon une grâce matinée dans un hôtel, ne rien faire, prendre son temps. Aujourd’hui c’est la visite de l’église avec bénédiction des pèlerins. C’est l’occasion de retrouver des rencontres perdues au fil du chemin, de demander des nouvelles des uns et des autres.
La cathédrale est entièrement consacrée à Saint Jacques. Le rituel veut que le pèlerin aille étreindre sa statue au dessus de l’autel puis de passer ensuite dans la crypte pour voir le tombeau en argent du saint homme.
C’est fois-ci c’est la der des der, la belote rebelote et dix de der, la finale sur le court central, l’événement que j’attends depuis des années, que j’ai imaginé chaque jour dépuis mon départ du Puy en Velay. L’étape tant rêvée depuis une vingtaine d’années est maintenant sous mes semelles bien usées par les cailloux du camino et il va falloir la vivre intensément. Cette dernière partie comme l’ultime étape de la section française, je veux la faire seul. Je veux en saisir les plus petits détails et les moindres émotions. C’est l’aboutissement d’un camino fait de beaucoup de kilomètres, de souffrance, de doutes, de fatigue, d’envies d’abandonner mais surtout de bonheur intense. Je vais laisser derrière moi tout un mode de vie, une certaine liberté et surtout des amis. Ce dont je suis fier ce n’est sûrement pas la distance parcourue ou le fait d’être parti seul, non, c’est d’avoir enfin réalisé la promesse que j’avais faite il y a bien des années.
Le départ s’effectue vers 6h afin de découvrir la ville au réveil (les espagnols ne sont pas très matinaux). J’assiste au dernier lever du soleil de mon chemin.
Départ au petit matin d’Arzúa qui ne laissera pas un grand souvenir dans ma mémoire car il n’y a rien en de remarquable dans cette petite ville.
La vague de froid ayant disparue je pars de bonne heure car on nous annonce un grand beau temps. La marche s’effectue dans de grandes forêts où les eucalyptus font leur apparition. Ce sont de très grands arbres qui parfument le sentier et qui possèdent une magnifique présence.
Je laisse Portomarin et son village sous les eaux pour continuer mon périple à travers la verte Galice.
Comme je le disais hier c’est une journée importante. La plupart d’entre vous ont deviné. On va passer la borne 100. Les cents derniers kilomètres qui nous séparent de Santiago et malheureusement le décompte commence.
En route pour la Galice rurale. Aujourd’hui deux alternatives s’offrent à moi le chemin classique et une variante plus longue de 8 km mais qui passe par Samos. La Pépa (une pelerine de Séville) que je rencontre très souvent dans les restaurants et pâtisseries, m’en a fait une telle publicité que je me suis laissé convaincre. Et elle a eu raison.
Benvido á Galiza. Ça y est j’y suis, c’est la dernière province de mon chemin. C’est le pays d’Angel, fidèle lecteur et commentateur de ce blog. (docteur es Galice).
Comme je n’en avais pas assez j’ai décidé de prendre la variante dite « del camino duro » (pour les non hispanophones duro veut dire dur). Moi j’aurais rajouté muy (très) et même muy muy. Un rampaillou qui monte de 600 m par un joli chemin de montagne.
Cette partie du chemin n’est pas une étape fondamentale. Rien de particulier ne la caractérise. C’est le début de la partie montagneuse et vallonnée qui termine la Castille et León. Cette nuit il y a eu un gros orage qui fait le bonheur de mesdames les cigognes en quête de vers.
La cruz de fierro. Une des étapes majeures du chemin. On en a profité pour dormir à 2 km de là de façon à assister au lever du soleil sur ce site.
On se dirige ce jour enfin vers les montagnes. Tout le monde commençait à saturer de la platitude des précédentes étapes. Je commence à retrouver une végétation dense, et un relief accidenté. Ce matin le soleil est absent ce qui n’est pas pour me déplaire compte tenu de la chaleur des ces derniers jours.
Aujourd’hui une étape de 32 km (Gilles D cette fois ne fera pas de commentaire acerbe) et comme d’habitude départ au petit jour.
Ben oui je l’avoue après avoir dormi dans des draps en tissus et utilisé une serviette éponge après une douche chaude, nous avons quitté l’hôtel en utilisant l’ascenseur. Un mètre carré pour trois personnes avec les sacs à dos chargés c’est un peu juste.
Je sais les autoportraits et moi ça fait deux. Le premier qui dit que j’ai une tête d’abruti, je le black liste du blog.
L’étape du jour est volontairement courte car il s’agissait d’arriver tôt pour pouvoir visiter Léon. Les cigognes sont toujours présentes dans la région.
Aujourd’hui c’est la sortie de la meseta. L’épreuve du feu est passée avec succès. Je m’en sors indemne le moral au beau fixe et je continue direction Santiago. En résumé j’ai énormément aimé cette région où la beauté se cache dans un paysage ou l’horizon est à l’infini. La conclusion que j’en tire est que chacun a une perception différentes des choses.
5ème étape dans la meseta. Maintenant c’est de la routine. Départ 6h lever du soleil, petit vent et champs de céréales.
C’est le quatrième jour dans la meseta. Le vent est toujours de la partie pour notre plus grand plaisir et les éoliennes s’en donnent en cœur en joie.
La chanson « chacun fait ce qui lui plaît plaît plaît » du groupe chagrin d’amour dit « 5h00 du mat j’ai des frissons ». Pour moi c’est pas 5h mais 4h du mat et ce ne sont pas des frissons que j’ai mais les boules. Les Coréens sont de retour et ils ont fait la java dans le dortoir. La totale, sacs plastiques, lampes torches en pleine figure, portes qui claquent, objets qui tombent, coups dans les lits et j’en passe… J’ai enfin compris le pourquoi des choses. En fait ils se lèvent très tôt pour être les premiers arrivés dans les auberges. Ils font une fixation sur les punaises de lit (d’où le nombre impressionnant de crèmes, poudres et liquides qu’ils se mettent sur le corps et dans le lit et toutes leurs affaires sont emballées dans des sacs plastiques . Ils partent à la lampe torche et arrivent à midi dans les gîtes. Ils étendent draps, duvet, habits sur les cordes à linge ce qui fait qu’on a pratiquement plus rien pour étaler notre petite lessive en arrivant. Voilà vous savez tout sur la bêtise coréenne. (et je suis poli)
Départ de l’auberge 6h, ils n’y en a plus un seul.
Deuxième jour dans la meseta. Maintenant c’est une habitude je devance le soleil. C’est vraiment un très beau spectacle de voir la luminosité et les couleurs changer.
C’est à regret que j’ai lâché l’hôtel de Burgos et son confort sommes toutes modeste mais tellement apprécié, d’autant plus que c’est pour affronter la terrible Meseta. Départ aux aurores, le chemin passe par la cathédrale que je revois une dernière fois dans le petit matin. Le chemin passe toujours par les églises des villes et villages. Il fallait bien faire un peu de prosélytisme au passage.
Une grasse matinée dans un hôtel c’est vraiment merveilleux. Un bon lit non superposé, des draps, des serviettes éponges, un douche avec de l’eau chaude, c’est vraiment appréciable et surtout personne qui ronfle ou qui fait son sac à 4h du matin.
Cette partie du chemin n’est pas très bien considérée par le pèlerin. En effet il y a 13 km de zone industrielle en bord d’autoroute avant de franchir les portes de Burgos. Je pars au petit matin dans le brouillard, bien reposé car la nuit à été calme.
J’avais décidé de me lever tôt et de partir de bonne heure car la météo prévoyait de la chaleur. Se lever tôt n’a pas été un problème car des 4h30 du matin la Corée s’est réveillée. Il faisait nuit quand je suis parti, j’avais tout prévu sauf… Qu’il y avait du crachin et qu’il faisait froid.
Le départ fut un peu triste car nous avons dû raccompagner un de nos compagnons de chemin à la gare routière pour qu’il puisse rentrer chez lui pour raisons familiales. Cela nous a fait beaucoup de peine, mais le chemin doit continuer.
C’est une étape assez longue, conséquence debout 6h. De toute façon vu le concert de ronfleurs qu’il y avait cette nuit dans le dortoir, j’étais réveillé depuis un bon moment. Dehors les fêtards encore éméchés m’interpellaient pour m’indiquer le chemin. Les agents municipaux nettoyaient les rues à grand jet d’eau pour effacer les restes de la fête. Il est 7h Logrono s’éveille. (ça fait moins rêver que l’original).
Je traverse un grand parc qui m’amène vers la sortie de la ville.
Nous avons pris la route à 7h15 pour quitter ce gîte fort sympathique. Nous laissons le village encore endormi derrière nous et entamons la montée.
Aujourd’hui c’est un moment très attendu des pèlerins. Quelques kilomètres plus loin d’Estella le chemin passe le monastère d’Irache.
Bon pied bon œil je quitte Puente la Reina. Ce matin c’est la forme.
C’était vraiment un joli petit village. Allez, avant de le quitter je me retourne pour le voir une dernière fois et c’est reparti pour une nouvelle journée de marche.
Après avoir passé une nuit dans un lit capsule, c’est frais et dispo que je quitte mon gîte pour Puente la Reina. Auparavant il faut traverser tout Pampelona. Un dernier coup d’œil à la ville et c’est parti.
Maintenant c’est le corps qui réclame de marcher. Sitôt en mouvement, on éprouve une sorte de bien-être. Au bout d’un petit moment, on ressent un sentiment d’intense bonheur. On est merveilleusement bien sans que l’on sache vraiment pourquoi. Le simple fait de regarder le paysage, une fleur, nous rend heureux. Peut-être le fait de vivre dans un monde parallèle qui nous éloigne de la réalité nous plonge dans cet état de grâce ? (ça y est je tape dans le mystique).
Le fait est qu’à 6h j’étais debout et sur le départ à 7h30 pour Pampelona.
C’est à 6h du matin que l’hospitalier est rentré dans notre dortoir en chantant pour nous réveiller. Tout le monde sur le pont, préparation des sacs à dos et direction le réfectoire (ça c’est la rigueur Germanique). Une fois le petit déjeuner avalé j’étais prêt pour effectuer la première étape 100% espagnole.
Cette fois-ci on est au pied du mur. Une immense barrière rocheuse barre le chemin. Et pourtant il va bien falloir la franchir si l’on veut poursuivre. Les Pyrénées, épreuve tant redoutée des pèlerins, se dressent face à nous. Immenses , imprévisibles, parfois cruelles, elles dominent le paysage par leur force et leur magnificence.
Cette journée sera consacrée au repos. Cela m’a permis de faire le vide des affaires superflues de mon sac à dos. Hélas il n’y en a pas beaucoup. Mais en cherchant bien je suis arrivé à un petit kilo. C’est toujours ça de gagné.
J’ai partagé ma chambre avec une jeune Coréenne, María, fraîchement débarquée en bus dont le sac pèsait 17 kg. Faut dire qu’elle y a mis du sien. Des tonnes de crèmes, un petit sac à main, une énorme trousse de toilette le tout dans un gigantesque sac à dos valise. Comme elle s’est levée de très bonne heure, et a remué des sacs en matière plastique pendant plus d’une heure, je vous prie de croire que je n’ai pas trainé dans la chambre. Si tout de même un peu histoire de la voir partir avec son sac deux fois plus gros qu’elle.
Dans le fond cela m’a permis de visiter Saint Jean sans touriste.
Cette étape est la dernière de la partie Française. J’ai voulu la savourer, en prendre plein les yeux pour en garder un souvenir inoubliable. Je sais qu’à la fin de cette étape une page sera tournée. C’est donc d’un pas de sénateur que j’ai entrepris de la faire. Je l’ai parcourue très lentement pour en saisir toute l’atmosphère et surtout retarder le moment final.
L’étape étant très courte, le départ s’est effectué pas trop tôt. Le ciel était gris et brumeux, le sol mouillé, mais il ne pleuvait pas. D’un pas léger j’avancais sur le chemin. Puis sournoisement un léger crachin s’est imposé. Cela n’était pas très grave, car vu le nombre d’arrancopets (de catégorie 5) qu’il y avait sur le chemin, les habits séchaient.
Cette étape est une étape pour les fainéants. Compte tenu de la longueur des trois précédentes on a tous envie de repos. On démarre comme des flemmards à 8h30
Un dernier regard et on laisse Navarrenx derrière nous.
Le départ est prévu aux aurores. Une nouvelle journée très chaude est encore annoncée et effectivement je me lève avant le soleil. C’est pas souvent que ça m’arrive.
Décidément les deux dernières étapes ne me laisseront pas un souvenir impérissable.
Sans m’en rendre compte je suis passé dans les Pyrénées Atlantiques. C’est le dernier département de mon chemin en France. Le chemin passe toujours par d’interminables routes goudronnées, avec toutefois un petit peu plus d’ombre que les derniers jours. Il fait toujours aussi chaud (des records historiques paraît-il). C’est bien ma chance. Arnaud B. dira sûrement que je dois expier mes péchés. Je ne souvenais pas en avoir autant pour subir pareil châtiment.
A l’issue d’une grande ligne droite bien ensoleillée, je découvre un havre de paix
Le départ s’effectue à 6h