30 mai 2017 Aroue – Saint Palais 20 km

L’étape étant très courte, le départ s’est effectué pas trop tôt. Le ciel était gris et brumeux, le sol mouillé, mais il ne pleuvait pas. D’un pas léger j’avancais sur le chemin. Puis sournoisement un léger crachin s’est imposé. Cela n’était pas très grave, car vu le nombre d’arrancopets (de catégorie 5) qu’il y avait sur le chemin, les habits séchaient.

Cette bruine est devenue par la suite plus insistante. Il a fallut alors bâcher la bestiole. Mais bon, c’était supportable. Les grands chênes sont vite devenus mes amis car il me protégeaient bien de la brume. C’est alors qu’au bout de quelques dizaines de minutes, les choses se sont considérablement gâtées. Une pluie fine et drue commençait à tomber.

Les chênes qui jusqu’à lors me paraient de la pluie ont subitement tourné casaque et déversaient sur moi des gouttes de pluie encore plus grosses que les originales. Bref il fallait bien se rendre à l’évidence il flottait sérieusement. La capuche rabattue je filais en direction de Saint Palais. Et là les choses ont vraiment empiré. Des trombes d’eau à faire pâlir Noé se sont abattues sur moi mettant à mal l’imperméabilité de mes chaussures. Tout a une limite même le goretex et en plus pas l’ombre d’un abri en vue.

Pour couronner le tout, l’arrivée à Saint Palais s’effectue par une route où circulent d’énormes camions qui propulsent quantité d’eau sur les bas cotés. Pas de chance c’est là où je marche. Je ne suis pas arrivé très présentable au gîte, légèrement humide…

Je comprends mieux maintenant pourquoi le pays Basque est si verdoyant.

Inutile de me demander des photos car ce n’était pas un temps à mettre un appareil photo dehors.

Demain dernière étape de la partie Française direction saint Jean pied de port

8 réflexions au sujet de « 30 mai 2017 Aroue – Saint Palais 20 km »

  1. Extrait de Pluie d’été de Victor Hugo
     »La pluie a versé ses ondées ;
    Le ciel reprend son bleu changeant ;
    Les terres luisent fécondées
    Comme sous un réseau d’argent.
    Le petit ruisseau de la plaine,
    Pour une heure enflé, roule et traîne
    Brins d’herbe, lézards endormis,
    Court, et précipitant son onde
    Du haut d’un caillou qu’il inonde,
    Fait des Niagaras aux fourmis !

    Tourbillonnant dans ce déluge,
    Des insectes sans avirons,
    Voguent pressés, frêle refuge !
    Sur des ailes de moucherons ;
    D’autres pendent, comme à des îles,
    A des feuilles, errants asiles ;
    Heureux, dans leur adversité,
    Si, perçant les flots de sa cime,
    Une paille au bord de l’abîme
    Retient leur flottante cité !  »…..
    Une petite pensée pour nos amis les insectes qui en bavent grave, eux aussi, sous la pluie ! 😄

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  2. Tout compte fait et Pepita à raison vaut mieux le soleil🌞🌞🌞🌞
    J’espère que tu auras réussi à sécher tes goretex ….
    bon courage pour demain. Bises

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