11 juin 2017 Santo Domingo -Belorado 23 km

  1. Réveil en fanfare  à 5h par un groupe de Coréens qui ont la fâcheuse habitude de remuer des sachets plastiques pendant des heures (le soir tard et au petit matin). Ça doit être une leurs coutumes et dans ces conditions pas d’autres alternatives que de se lever d’autant plus qu’ils allument les lumières et claquent les portes. Ambiance dans le dortoir…

J’avale le petit-déjeuner dans le bistrot du coin (una tortilla con patatas y un zumo de naranja un café con leche) et hop sur le chemin. D’un côté la lune qui se couche de l’autre le soleil qui se lève et moi au milieu qui marche marche marche.

La marche fait maintenant partie intégrante de mon corps. On n’y pense même plus. Ils y en a qui mentent comme ils respirent moi je marche comme je transpire.

C’est l’adieu à la Rioja, bonjour la Castilla y Leon.

Les vignes on n’en parle plus, maintenant place à d’immenses étendues de diverses céréales. Dans ce décor oú  des dizaines de couleurs vertes s’affichent, de grands champs de fleurs blanches telles de gigantesques nappes que l’on aurait dressées  pour un repas du dimanche, ponctuent le paysage.

Des champs de pavots qui exhalent une odeur sucrée sur notre passage. Paraît-il pour l’industrie pharmaceutique. A vérifier.

Question métaphysique : Pourquoi cet arbre est-il seul ainsi que ce coquelicot dans ce champ de blé ?

Demain Ages

11 réflexions au sujet de « 11 juin 2017 Santo Domingo -Belorado 23 km »

  1. Ce n’est pas humain de se lever aussi tôt, vive la vie en communauté ! Tu vas nous revenir changé Alain … et je ne parle pas que physiquement ! Encore Bravooooo bises Marie

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  2. Je te trouve lyrique aujourd’hui… Pour les us et coutumes des Coréens je vais enquêter ! En ce qui concerne l’arbre, il est peut-être là tout simplement pour ombrager le casse-croûte de l’agriculteur. Quant au coquelicot il apporte du réconfort à celui qui souffre et endort les chagrins… As tu pensé à préparer l’après comme tu l as soigneusement fait pour l’avant ? Bisous.

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  3. Pou l’arbre, je dirais que personne n’a eu la mauvaise idée de le couper et pour le coquelicot, parce que le vent l’y a pousser.
    Malheureusement, tu le verras ces prochains jours, en Castille les arbres se font rares…

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  4. Parce qu’il n’avaient pas Locus pro pour se rencontrer ?
    Les photos sont à l’image du travail sur toi que semble faire la marche, un dégraissage total. Il ne reste plus que l’essentiel, la vie et le plaisir qu’elle donne.
    Bonne route.

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