30 juin 2017 Sarria – Portomarin 26 km 

Comme je le disais hier c’est une journée importante. La plupart d’entre vous ont deviné. On va passer la borne 100. Les cents derniers kilomètres qui nous séparent de Santiago et malheureusement  le décompte commence. 

Avant cela j’ai traversé une foule de jolis paysages, des forêts de chênes centenaires et de fougères, des petits villages hors du temps. 

Le temps est toujours humide et pluvieux mais c’est paraît-il la fin de la pluie et demain c’est au beau fixe. Ici c’est le royaume des pommiers et des hortensias. Il y en a partout. 

J’arrive à Portomarin. Ce nom me faisait rêver… Il y a beaucoup de pèlerins car on peut obtenir une compostella (diplôme attestant que l’on a fait son pèlerinage à partir des 100 derniers km) (ça c’est pour Gilles D, il a une chance de pouvoir en avoir une). 

L’ancienne ville est sous les eaux car elle a été submergée à la création du barrage. Les églises et chapelles ont été démontées et reconstruites dans la partie haute et moderne de la ville 

Même l’ancien pont a disparu laissant place au nouveau car il en fallait un bien plus long. 

Dans la ville il y a des photos de la mort de l’ancien village et c’est triste de voir le témoignage de sa disparition. Portomarin me faisait rêver maintenant j’ai une sorte de nostalgie en pensant à son histoire. 

Demain direction Palas del reis

6 réflexions au sujet de « 30 juin 2017 Sarria – Portomarin 26 km  »

  1. Sur l embalse de Ainsa (pyrenees) un village a été également noyé. A l’occasion d une vidange de la réserve je me suis promène dans ses ruines. Les peintures de l église etaient encore dans leur couleur d origine . Incroyable!

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  2. A Portomarin, il arrive que le barrage soit ouvert et lors de ces rares occasions, on peut descendre sur les anciennes berges de la riviere, jusqu’à l’ancien village et se promener au milieu des ruines des maisons. Certains murs sont encore debout. En plein milieux trône encore le kiosque à musique. Sur les murs de pierres des maisons on distingue encore les traces noires laissées par les flammes: les autorités franquistes auraient brûlé les maisons pour pousser les habitants à partir !…

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