C’est fois-ci c’est la der des der, la belote rebelote et dix de der, la finale sur le court central, l’événement que j’attends depuis des années, que j’ai imaginé chaque jour dépuis mon départ du Puy en Velay. L’étape tant rêvée depuis une vingtaine d’années est maintenant sous mes semelles bien usées par les cailloux du camino et il va falloir la vivre intensément. Cette dernière partie comme l’ultime étape de la section française, je veux la faire seul. Je veux en saisir les plus petits détails et les moindres émotions. C’est l’aboutissement d’un camino fait de beaucoup de kilomètres, de souffrance, de doutes, de fatigue, d’envies d’abandonner mais surtout de bonheur intense. Je vais laisser derrière moi tout un mode de vie, une certaine liberté et surtout des amis. Ce dont je suis fier ce n’est sûrement pas la distance parcourue ou le fait d’être parti seul, non, c’est d’avoir enfin réalisé la promesse que j’avais faite il y a bien des années.
Le départ s’effectue vers 6h afin de découvrir la ville au réveil (les espagnols ne sont pas très matinaux). J’assiste au dernier lever du soleil de mon chemin.
Tout doucement je m’avance vers ma destination, lentement tous les souvenirs du voyage me reviennent en mémoire. Inexorablement je me dirige vers la fin du voyage. Je ralentis ma marche pour retarder le moment fatidique et en même temps j’ai hâte d’atteindre mon but. C’est un sentiment étrange où la joie, la tristesse, la nostalgie se mélangent.
Au loin la dernière épreuve qui en fait n’en n’est pas une. La montée du monte do Gozo sur lequel a été érigé un monument à l’intention des pèlerins.
Puis c’est l’entre dans la ville, pas très sympathique comme toutes les entrées des grandes villes. Et puis c’est le dernier kilomètre. J’arrive à peine à y croire je touche presque au but. Plus que mille mètres, environ deux mille pas, à peu près dix minutes, le temps d’aller de la place de l’église au bout de la rue principale de mon village d’enfance. (ma référence tout au long du chemin.)
Et enfin au bout d’une rue, la voici, j’aperçois un petit bout de la cathédrale mais qui disparaît au fur à mesure que j’avance.
Quelques minutes après le point zéro est atteint. Malheureusement il y a des travaux, la porte principale est en réfection depuis 2013, adieu au portail de la gloire. (œuvre magistrale de l’art roman). Mais bon l’important c’est d’être arrivé et en forme.
Il y a même des pèlerins qui sautent de joie.
Demain je reste à Santiago de Compostella. Vous aurez ainsi un article supplémentaire.
Ps j’ai eu un très joli commentaire de Phil M dont je tiens à vous faire part :
Ils partent de France
pour cette transhumance,
et gravissent les montagnes
jusqu’au bout de l’Espagne,
ces hommes et ces femmes
qui cherchent la paix pour leurs âmes.
Par la magie d’un simple coquillage
ils marchent sans distinction d’âge,
partageant le gîte et le couvert,
le sucré et l’amer, le paradis et l’enfer.
Il leur faut bien des efforts,
faibles ou forts pour arriver à bon port,
mais ils ne s’arrêteront qu’à Compostelle,
convaincus d’avoir gagné leurs ailes.





Bravo l’artiste. Quel joli saut de cabri sur la place😉. Au plaisir de se voir afin de nous parler de ton chemin, au milieu des coréens, sous la pluie, la neige ou la canicule.
Bon repos.
JP
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Félicitations Alain !!!!!!!! Merci pour ton reportage quotidien ,les photos, les commentaires amusants, chargés d’émotions. Bon retour dans la vie d’avant ,ou plus tôt une nouvelle vie car on doit renaître après l’expérience du Camino .Je prends note du poème de ton ami Phil M. Bises Danielle et jeanpierre
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Je suis ravie pour toi Alain, tu as été au bout de ton camino. Vivement que onon se voit pour que tu partages de vives voix tes émotions.
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Bravo Alain, je suis tellement contente pour toi que tu sois arrivé au bout et merci pour ton blog qui m’a permis de te suivre sur le chemin c’était super…
Bises Bibi
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Super Alain. Encore une fois bravo.
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La photo de ton « ascension » est superbe. Heureusement tu ne fais pas comme L’Autre tu restes parmi nous !
Le ciel peut attendre (Lubitsch)……
Bises
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Bravo , bravo …. des vocations sont peut être nées parmi tes suiveurs…
J’avais des doutes sur ta préparation physique et mentale.. que je ne trouvais pas à la hauteur de tes nombreux achats au vieux campeur !!! . Il vont être content de ton retour , tes équipements doivent êtres usés.
En tous les cas BFM pèlerins va nous manquer au petit dej , le soir , la nuit..
je suggère une petite soirée au château pour re partager ces nombreuses et belles photos.
Arnaud B
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Bravo Alain tu y es arrivé et tu vas nous revenir un homme changé ! Bon pas trop quand même j’espère ?!?! Merci pour mes lectures du petit dej ! A bientôt … bises
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Ce magnifique poème est saisissant car il retrace en quelques phrases toutes les émotions que tu nous as fait partager .
Bravo Alain, tu as franchi TA montagne.
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Enhorabuena Alain!
Est-ce la fin ou le début … Quoi qu’il en soit, merci pour tous ces bons moments que tu as eu la gentillesse de partager avec nous. Nous allons nous aussi avoir du mal à nous arrêter…
Bicos!
PS: j’adore la dernière photo ! Bravo !
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Chapeau bas Monsieur Alain.
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Magnifique de nous avoir fait partager ce beau commentaire merci.
Profite bien de ta journée à Santiago de Compostella. Bises 👏👏👏👏👏
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